Tendresse animale

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Autres câlins improbables…

Certains diront :  » Ce n’est que de l’instinct, des comportements de survie… »

Vous y croyez, vous? Pas moi!

Dans les regards, les expressions, les attitudes, sans faire d’anthropomorphisme, en toute honnêteté, il a l’évidence.

Amitié improbable

Pas besoin de commentaires.

Les expressions parlent d’elles-mêmes…

Les émotions des animaux

D’après Marc Bekoff (professeur écologiste américain) et Jessica Pierce (bio-éthicienne américaine), auteurs du livre « Wild Justice, the moral lives of Animal » (Justice sauvage, la vie morale des animaux), d’innombrables exemples démontrent que plusieurs sortes d’animaux ont un sentiment inné de ce qui est juste, montrent de l’empathie et aident les animaux en détresse.

Il semble en fait que l’empathie et la compassion [chez les animaux] soient beaucoup plus répandues qu’on le l’imaginait jadis ; mais ce sont des comportements difficiles à observer et à analyser pour un chercheur, alors que l’agressivité [de l’animal] chasseur est tout de suite visible.

En étudiant les comportements sociaux de nombreuses races du règne animal – des souris aux dauphins, en passant par les éléphants – les auteurs remarquent que tous les mammifères sont capables d’exprimer des émotions complexes.

C’est d’ailleurs, disent-ils, ce qui permet à des espèces agressives de cohabiter sans s’entretuer.

Leur enquête démontre par exemple que les chimpanzés ont développé un sens de la justice important, en punissant les membres du groupe qui ne respectent pas leurs codes sociaux, ils sont aussi beaucoup plus cléments avec les primates malades, blessés ou infirmes. Ces derniers ne sont jamais agressés ni bousculés par leurs congénères.

«  Les dauphins et les baleines sont capables quant à eux de faire preuve d’empathie car ils possèdent dans leurs cerveaux des cellules identiques aux cellules humaines…

lI existe ainsi des cas de dauphins qui on protégé des hommes attaqués par des requins. On a aussi vu des éléphants qui ont brisé des pièges ou des clôtures pour libérer des antilopes. Prétendre que les animaux sont dépourvus de sens moral est donc une idée reçue. « 

Ce livre est en anglais, mais Marc Bekoff est l’auteur d’un autre ouvrage sur un sujet similaire, qui a été traduit en français : « Les émotions des animaux » aux éditions Payot, publié en mars 2009.*

Il étudie la joie, la peine et l’empathie animales en expliquant leur importance. Ce livre est préfacé par Jane Goodall, célèbre pour ses études sur les grands singes.

( article pris après autorisation sur le n°97 du magazine Alternatives Végétariennes, sept-oct-nov 2009 )

Voir sur ce blog la catégorie « Lectures« .

Les poissons souffrent-ils?

Malgré ce que le confort des apparences nous pousse à croire, le monde des animaux aquatiques est d’une grande complexité.

Les poissons, tout comme les êtres humains ou les autres animaux terrestres, perçoivent, souffrent, communiquent.

La plupart des poissons produisent des sons (malheureusement seulement audibles grâce à un hydrophone) lorsqu’on les touche, lorsqu’on les tient, lorsqu’on les poursuit.

Leurs sensations, qu’elles soient visuelles, olfactives, gustatives ou tactiles, sont aussi très développées, souvent beaucoup plus que chez la majorité des animaux.

Leur système nerveux présentent les mêmes récepteurs à la douleur que les nôtres.

Ils ressentent aussi la peur : Comme chez l’homme, leur fréquence cardiaque augmente, ainsi que leur rythme respiratoire; une décharge d’adrénaline est libérée lorsqu’ils sont traqués, par exemple.

Les poissons ressentent donc la douleur, la peur ou le stress dus aux stimulus sensoriels violents.

Des milliers de milliards de poissons meurent pour le commerce alimentaire et leur mort n’est ni rapide, ni indolore. Hors de l’eau, un poisson peut agoniser de 1 à 4 heures.

Dans les filets, les poissons meurent étouffés, écrasés. Lorsqu’on les remonte des profondeurs, les frottements des filets mettent leurs flancs à vif, la décompression fait gonfler voire exploser leur vessie natatoire, ce qui pousse les yeux hors de leurs orbites ou l’œsophage et l’estomac par la bouche.

Beaucoup de poissons sont congelés ou vidés vivants, on les extrait souvent du filet au moyen d’un crochet.

Quant à la pêche à la ligne, l’hameçon perforant les chairs provoque de vives manifestations de panique : le poisson se débat, crache, coule. Relâcher un poisson avec un hameçon toujours accroché le condamne à une agonie lente car il ne peut plus s’alimenter ou se déplacer correctement.

Certains poissons sont mutilés ou empalés vivants avec une tige de fer pour servir d’appât afin d’en pêcher d’autres.

Les poissons, comme beaucoup d’animaux, sont assimilés par l’homme à des objets : on peut les mutiler, les frapper, les éventrer, les capturer…aucune importance, notre incapacité à percevoir leur terreur et leurs souffrances nous invite à penser qu’ils n’en éprouvent aucune!

Les poissons et autres animaux aquatiques ne provoquent généralement pas en nous des sentiments d’attendrissement ou de compassion, mais nous pouvons prendre conscience de leur capacité à éprouver des émotions et des sensations douloureuses.

Nous pouvons tous choisir une alimentation ou des loisirs respectueux des autres êtres sensibles et remettre ainsi en cause nos préjugés qui nous font ignorer la souffrance des animaux non-humains.

(D’après un article publié dans Ahimsa, automne 1999, relevé dans le n°61 d’Alternatives Végétariennes, automne 2000)

Pour en savoir plus et vous faire votre propre idée voir le site Aquabase.