Nos frères mineurs…

« La religion et la philosophie cathares sont avant tout proches d’un christianisme primitif, et non une déviation du Catholicisme. Un Christianisme spirituel, libre et novateur, non dogmatique. Un Christianisme dissident, composé de pureté, d’amour, de partage, de tolérance et de non-violence.

L’amour et le respect de toute vie étaient essentiels pour eux. L’homicide, le péché le plus grave, leur était interdit, ainsi que le meurtre des animaux.

L’interdiction de tuer et de consommer de la viande, était comme une forme de respect envers des êtres sensibles, assez proches de nous, ou « des frères mineurs », comme on les appelait chez les Cathares.

Ils ne reconnaissaient pas seulement à l’homme la possession de l’intelligence et de la faculté de connaître, mais également aux animaux, esprits déchus eux aussi. »

(article de Reale, dans le n°61 d’Alternatives Végétariennes, automne 2000)

Cela m’a toujours semblé contradictoire que des adeptes d’une religion comme le Christianisme, qui prêche l’amour, la compassion et le respect de la vie, de la Création, puisse en exclure les animaux.

Comme si cela  ne les concernait pas, comme s’ils n’en n’avaient pas besoin, comme s’ils étaient en dehors de la Création, comme si, contre toute vraisemblance, ils étaient des objets, des choses inertes.

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