Tendresse animale

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Autres câlins improbables…

Certains diront :  » Ce n’est que de l’instinct, des comportements de survie… »

Vous y croyez, vous? Pas moi!

Dans les regards, les expressions, les attitudes, sans faire d’anthropomorphisme, en toute honnêteté, il a l’évidence.

Amitié improbable

Pas besoin de commentaires.

Les expressions parlent d’elles-mêmes…

Tête d’oiseau?

Je ne vois pas comment l’oiseau aurait pu résoudre ce problème sans avoir :

1) Compris que la tige de fer pouvait lui servir d’outil.

2) Compris et visualisé que seul un objet recourbé pouvait accrocher l’anse du panier où se trouve la nourriture.

3) Supposer ou connaître la capacité de la tige de fer à se tordre.

4) Se projeter dans un imaginaire pour « voir » l’outil adéquat  à partir de la tige de fer dans son bec.

5) Concrétiser cette vision et arriver à la fabriquer à l’aide de son bec et de ses pattes, en tenant compte des dimensions nécessaires, aussi bien du crochet que du tube.

A quel âge mental évaluez-vous l’intelligence de cet oiseau?

Un bébé? Un enfant de 3 ans?

Je dirai plutôt un enfant de 5 ou 6 ans minimum, c’est-à-dire un enfant capable de s’exprimer et de comprendre le langage,  d’éprouver une vaste palette d’émotions, de saisir le sens de nombreux évènements dans sa vie, etc, bref, d’une conscience déjà bien développée.

Où est-ce que je veux en venir?

Si un petit oiseau comme cette corneille est capable d’une telle intelligence, que nombre d’entre nous étions loin de soupçonner, ne serions-nous pas à côté de la plaque en estimant que les animaux peuvent être enfermés, maltraités, tués sans égards sous prétexte qu’ils ne sont pas conscients, qu’ils sont « bêtes »?

Ne serions-nous pas également ignorants d’autres capacités des animaux? Ne sous-estimons-nous pas gravement les capacités des animaux à souffrir, la souffrance étant proportionnelle à la conscience?

Les émotions des animaux

D’après Marc Bekoff (professeur écologiste américain) et Jessica Pierce (bio-éthicienne américaine), auteurs du livre « Wild Justice, the moral lives of Animal » (Justice sauvage, la vie morale des animaux), d’innombrables exemples démontrent que plusieurs sortes d’animaux ont un sentiment inné de ce qui est juste, montrent de l’empathie et aident les animaux en détresse.

Il semble en fait que l’empathie et la compassion [chez les animaux] soient beaucoup plus répandues qu’on le l’imaginait jadis ; mais ce sont des comportements difficiles à observer et à analyser pour un chercheur, alors que l’agressivité [de l’animal] chasseur est tout de suite visible.

En étudiant les comportements sociaux de nombreuses races du règne animal – des souris aux dauphins, en passant par les éléphants – les auteurs remarquent que tous les mammifères sont capables d’exprimer des émotions complexes.

C’est d’ailleurs, disent-ils, ce qui permet à des espèces agressives de cohabiter sans s’entretuer.

Leur enquête démontre par exemple que les chimpanzés ont développé un sens de la justice important, en punissant les membres du groupe qui ne respectent pas leurs codes sociaux, ils sont aussi beaucoup plus cléments avec les primates malades, blessés ou infirmes. Ces derniers ne sont jamais agressés ni bousculés par leurs congénères.

«  Les dauphins et les baleines sont capables quant à eux de faire preuve d’empathie car ils possèdent dans leurs cerveaux des cellules identiques aux cellules humaines…

lI existe ainsi des cas de dauphins qui on protégé des hommes attaqués par des requins. On a aussi vu des éléphants qui ont brisé des pièges ou des clôtures pour libérer des antilopes. Prétendre que les animaux sont dépourvus de sens moral est donc une idée reçue. « 

Ce livre est en anglais, mais Marc Bekoff est l’auteur d’un autre ouvrage sur un sujet similaire, qui a été traduit en français : « Les émotions des animaux » aux éditions Payot, publié en mars 2009.*

Il étudie la joie, la peine et l’empathie animales en expliquant leur importance. Ce livre est préfacé par Jane Goodall, célèbre pour ses études sur les grands singes.

( article pris après autorisation sur le n°97 du magazine Alternatives Végétariennes, sept-oct-nov 2009 )

Voir sur ce blog la catégorie « Lectures« .

Les commandements de Dieu

Les commandements de Dieu s’inscrivent aussi dans le ramage des rossignols.

Joseph Delteil

Toutes les religions dans leurs fondements, si différentes soient-elles, encouragent l’être humain à manifester de l’amour, de la compassion, de la solidarité envers son prochain.

Pourquoi l’animal devrait-il en être exclu?

Peut-on concevoir un amour véritable qui se donne à certains et se refuse à d’autres? Un coeur qui soit touché par certaines formes de vie mais pas par d’autres?

Cela ne peut pas être un véritable amour, mais plutôt un comportement, un faire. Pas un être.

La culture des Indiens d’Amérique avaient compris cela, eux qui éprouvaient un respect sacré pour tout ce qui existe, même ce qui ne semble pas vivre : les roches, les plantes, les animaux, les êtres humains.

Certaines personnes s’écrient :  » Mais plutôt que de vous soucier des animaux, pensez plutôt aux souffrances des êtres humains sur la terre! »

Mais je réponds que c’est justement parce que nous nous soucions véritablement des autres que nous sommes sensibles aux souffrances animales. Un coeur véritablement ouvert est touché par toutes choses.

Pour ces mêmes raisons, je doute de la sincérité d’amour de ceux qui dévouent leurs vies aux bêtes en rejetant, voire en haïssant les êtres humains.

24 novembre 2009

Que voyez-vous dans l’animal?

Pas de bête qui n ‘ait un reflet d’infini.

Victor Hugo

La beauté, la grâce, la puissance sont des reflets de l’infini.

On peut remplacer ce mot par Vie, Amour, Dieu.  Tout ce qui nous touche mais nous dépasse, qui est tellement plus grand que nous!

Cela mérite notre respect. Par pour des raisons morales, mais parce que cette Vie, cette Beauté, cet Amour qui se manifestent ne sont pas des choses que nous pouvons fabriquer et reproduire à volonté, nous n’en sommes pas les maîtres, juste le témoin et leur expression…parfois.

C’est  si facile d’abattre un être vivant d’un coup de fusil, et d’en chasser la vie, mais qui est capable de la rattraper?

Personne.

Même le plus puissant et le plus habile des chasseurs ne pourra jamais récupérer la Vie, la Grâce, la Beauté, la Puissance qui était dans sa proie. Il ne se retrouvera qu’avec un cadavre. Un morceau de chair, de sang et d’os.

Ce n’est qu’en laissant vivre, mieux, en s’émerveillant de la Vie qu’on peut saisir un peu d’infini…

C’est ce que je vous souhaite à tous.

24 novembre 2009